Non, il n’y a pas de prison pour l’homme.
Ils ne pourront pas m’attacher, non.
Ce monde plein de chaînes
m’est petit et étranger.
Qui enferme un sourire ?
Qui emmure une voix ?
Au loin toi, plus seule
que la mort, que la solitude et moi.
Au loin toi, tu sens
dans tes bras ma prison :
dans tes bras où bat
la liberté de nous deux.
Libre je suis. Sens-moi libre.
Seulement par amour.

 

Miguel Hernández, Mon sang est un chemin, Mi sangre es un camino, Poèmes choisis, Édition bilingue, Poèmes choisis et traduits de l’espagnol par Sara Solivella et Philippe Leignel, Introduction de Jesucristo Riquelme, Éditions Xenia, 2010, pp.251 à 255.

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