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Rien, en Poésie, ne s’achève. Tout est en route, à jamais.
En d’autres temps, d’autres termes, d’autres élans, la Poésie, comme l’amour, se réinvente par-delà toute prescription.
Ne sommes-nous pas, en premier lieu, des créatures éminemment poétiques ?
Venues on ne sait d’où, tendues vers quelle extrémité ? Pétries par le mystère d’un insaisissable destin ? Situées sur un parcours qui ne cesse de déboucher sur l’imaginaire ? Animées d’une existence qui nous maintient – comme l’arbre – entre terre et ciel, entre racines et créations, mémoires et fictions ?
La Poésie demeurera éternellement présente, à l’écoute de l’incommensurable Vie.
Andrée Chedid, Rythmes, Préface de Jean-Pierre Siméon, Poésie/Gallimard, Numéro 527, 2018.
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Celui qui marche d’un pas lent dans la rue de l’exil
C’est toi
C’est moi
Regarde-le bien, ce n’est qu’un homme
Tahar Ben Jelloun, Éloge de l’autre, Poèmes, Gallimard, 2012, p.99.
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Tu es mon autre
Compositeur : R. Allison
Interprètes : Marios Frangoulis / George Perris