à Pascale Tiévant,

La mort se tait
afin que s’enivre la vie.

La mort se tait
dans l’union des sens et du monde.

La mort se tait
pour que l’amour jouisse de l’amour.

La mort se tait
quand les mots s’identifient aux choses.

Puis quand vient l’instant de mourir,
la mort se tait une dernière fois
pour que jamais ne soit prononcé
le nom du Néant de gloire.

 

Michel Camus, La nuit au soleil, Monodie, Éditions Lettres Vives, Collection Terre de Poésie, 1985, p.17.

 

 

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