
Nomme les choses, elles apparaîtront. Chante la qasida des deux palombes obscures, aussitôt la sépulture du poète est portée par l’oiseau aux plumes de sa gorge. Ce mot, appelle-le blasphème ou arilles enfoncés dans la bouche du roi. Ou fleuve Tartessos ?
Chante la chanson du cavalier sous la lune des brigands, alors la ville de Grenade brillera au loin. Ce mot, appelle-le ville qui s’éteint. Ce mot, appelle-le paradis clos. Appelle-le comme bon te semble. Mais ce mot, ne l’appelle pas tristesse.
Tout ce temps passé à chercher un mot perdu. C’est à rendre fou, ou infiniment sage. Toute une vie à retrouver à travers la ville sans sommeil un jeune dieu au visage fatigué.
Sylvie-E. Saliceti 21 avril 2020 / Parole perdue
Casida de las palomas oscuras par Marta Gomez
Auteur : Federico Garcia Lorca
Casida de las palomas oscuras par Carlos Cano Version Divan del Tamarit
Auteur : Federico Garcia Lorca