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[Montre lui le chemin, ô nuage] Adonis par Denis Podalydès

                 Claude Monet – Reflets de nuages sur l’étang aux nénuphars-1899

 

 

Le mot n’a plus d’efficacité, n’a plus de poids dans le monde moderne occidental. Au contraire, chez nous, le pouvoir avait et a toujours peur du mot. Un grand régime avec son armée a peur d’un poète. C’est pourquoi, toujours on condamne les poètes.

Adonis

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Montre lui le chemin ô nuage…
Adonis lu par Denis Podalydès

 

 

Écrire, cela signifie aller plus loin, derrière les peaux, derrière les voiles, derrière l’apparent. Voilà ce qu’enseigne et incarne l’image poétique : l’image n’est poétique que si elle transperce la surface de la chose. Elle est descente dans les profondeurs de la vague au sein de laquelle les choses se meuvent. On peut donc dire que là où il n’y a pas d’images il n’y a pas de poésie. La nature n’acquiert de sens que par ce qui se trouve derrière elle. Si les mots, dans la poésie, sont musique, c’est parce qu’ils ne proviennent pas des pages des dictionnaires mais explosent des profondeurs du poète. La musique de la poésie est semblable aux sources : ces dernières jaillissent des entrailles de la terre et la musique de la poésie jaillit des entrailles de l’homme.

Adonis, Entretiens avec Michel Camus, 1998.

 

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