Voeux sertis dans les fentes du Mur des Lamentations,
billets froissés, collés.

Et en face un mot glissé sous une vieille porte de fer
à moitié cachée par un buisson de jasmin :
« Je n’ai pas pu venir,
j’espère que tu comprendras. »

*

En ce beau jour d’automne
je fonde Jérusalem à nouveau.
Les rouleaux de sa fondation
volent dans l’air oiseaux, pensées.

Dieu est en colère contre moi
car je l’oblige toujours
à recréer le monde
du chaos, la lumière et le deuxième jour jusqu’à

l’homme, et puis retour au commencement.

Yehuda Amichaï, Poèmes de Jérusalem, Edition bilingue, Traduit de l’hébreu et présenté par Michel Eckhard Elial, éditions de l’éclat, Collection Paraboles, 2008, pp. 11 &S.

 

 

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