Elle dit avoir composé ce disque folk sans intention. On la dit solitaire, belle, un peu sauvage aussi. Attachée simplement à vivre parmi les siens, près de ses enfants en Allemagne. Entre 1970 et 1973, c’est à la maison qu’elle compose, chante, enregistre ce disque «Colour Green », confidentielle perle rare qui chemine souterrainement, passant sous les manteaux à la façon d’un samizdat.

1973 date également l’apparition de Sibylle Baier dans Alice dans les villes de Wim Wenders — rencontre dont témoigne la chanson «Wim». «Colour green » est réédité trente-trois ans plus tard, en 2006, par un modeste éditeur américain. Le CD reprend alors de plus belle son chemin d’évidence, ouvrant sa voie vers un lent succès. L’intéressée, malgré cette reconnaissance, ne se mêle pas davantage à la rumeur ; on croit savoir que Sybille Baier vit aujourd’hui aux États-Unis, dans le Massachusetts. Il y a là je ne sais quoi d’immédiat, d’intime, une qualité de la présence … Exceptionnellement, afin de contribuer à ce petit miracle éditorial accompli en dehors des circuits dominants de distribution, je publie une courte liste de lecture.

Sylvie-E. Saliceti

 

 

sibylle baier

 

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