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Les hauts bois

je suis nu
comme un torrent
comme un homme
comme une femme
je suis coup d’ailes
d’embruns encore
palpitant d’horizon
souffle du cerf
sous la lune océane
et d’une sève mâchée
jusqu’à la racine
voici dans ma bouche
froid et brûlant
le rire blanc
de la Vie

Pierre Cendors, Les hauts bois, Éditions Isolato; 2013, p. 27.

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