Juliana Spahr | Poésie documentaire

 

 

Il y a ces choses qui sont importantes
pour moi et elles disent que si tout
ne va pas comme il faut dans le monde,
tout va bien cependant.

Au concert de hardcore le chanteur hurlait
va-te-faire-foutre-aloha-je-t’aime
va-te-faire-foutre-aloha-je-t’aime.

Juliana Spahr, Va te faire foutre – aloha – je t’aime, traduit de l’anglais (USA) par Pascal Poyet Collection Philox, Éditions de l’Attente, 2018, p.17.

 

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Poétique documentaire 

Ces poèmes interconnectés explorent la politique identitaire d’Hawaï et la place de l’auteur en tant qu’étrangère ; le “va te faire foutre – aloha – je t’aime” hurlé par le chanteur d’un concert de hardcore ; le mot pidgin “da kine” ; les droits coutumiers à la cueillette ; la rivière Palolo ; les similitudes et différences entre chambres d’hôtel et salles de réunion ; les acrobates d’un spectacle de style Las Vegas à Waikiki ; et le pronom “nous” qui traverse tout le livre, tantôt inclusif, tantôt exclusif, à la fois pluriel, fraternel, amoureux et éminemment singulier. Provocatrice et émouvante, finement rendue dans la traduction de Pascal Poyet, la poésie de Juliana Spahr exige lecture et relecture.

Source : site de la maison d’édition.

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