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IV

Le ciel est une page. Une grue y trace son signe. Les lanternes s’allument, le temps tombe des arbres.

On retrouve l’entre jour et nuit, cet instant d’équilibre où le visage devient son ombre.

On tente de se faire léger, si léger que le corps ne serait que la chaleur dégagée par le soir.

On flotte, on se disperse, on va s’effacer. Reste un peu de ciel trop pâle pour écrire et l’eau qui tremble.

On croit attendre et on est attendu. Par personne en particulier : par le rouge, par le mauve, par le cri

Par ce qui vient, qu’on ne peut pas voir mais qu’on entend, là, tout près, comme un souffle

(…)

Jacques Ancet, Huit fois le jour, Éditions Lettres Vives, Collection Terre de poésie, 2016, p.84.

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