**

*

12

de l’autre côté du Jourdain, un homme
allume un feu dans sa tête.

Il se frotte aux joncs comme les abeilles
disciplinées au rouge.

Les eaux (ce matin) sont plates comme
cette page serrée creusée par
le crayon entêté.

La montagne, tout près de l’épaule,
est une poignée de poussière obscure
qui retient encore son souffle.

Tend la main vers un point encore
non décidé. La parole locale
griffonnée n’est que trappe

Israël Eliraz, Laisse-moi te parler comme à un cheval suivi de Ce sont proprement des commentaires, José Corti, 2005, p 84.

*

**

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.