Adieu permanent

Ces jours-là
les autres
ceux des nuages les plus tristes et immobiles
odeur des chèvrefeuilles
quelque tonnerre au loin.
Ces jours-là
les autres
ceux de l’air souriant et des lointains
avec un oiseau rouge sur un fil.
Ces jours-là
les autres
cet amour déchiré par le monde
cet adieu permanent de chaque jour.

Idea Vilariño, Ultime anthologie, Éditions La Barque, Bilingue, Traduction de l’espagnol ( Uruguay) & postface Éric Sarner, Avant-propos Olivier Gallon, 2017, p. 12.

 

 

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