Emmanuel Merle | Car la plaine

 

 

Car la plaine de tourbe et les montagnes
— on cherche vainement les marches des plateaux —
sont l’abscisse et l’ordonnée du monde.
Beaucoup de brun. Du vert. Le cerne du ciel.

On voudrait du rouge pour se rappeler son propre sang.
Il faut s’agenouiller devant les blocs
de tourbe pour en trouver, striant
la terre comme un persillé. Une viande à sécher,
et à cuire. Du sang dilapidé.

Emmanuel Merle, Tourbe, Éditions Alidades, Collection Création, 2018, p.33.

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