Christian Hubin | Le point radiant


 

 

Un retour de clarté sur les pierres,
le grand pourtour qui circonscrit la vue.
La pauvreté pétille jusqu’aux confins.
Un gué se noie pour qu’il n’y ait
plus jamais de recul,
de reniement possibles.
La réfraction touche les pousses tardives,
les pertes humides en chemin.
L’écuyer à l’aurore
prend un peu de terre et l’élève.
Les nuages s’écartent sur un jaillissement ,
une déchirure oblique
où les flux se confondent,
où les recherches se perdront
— cassures étoilements alternances,
lamelles identiques au sol
à la base d’un rêve essentiel,
d’une combustion
qui transmue.

Christian Hubin, Personne précédé de Le point radiant, José Corti, 1998, p.61.

 

 

 

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