Chaconne de Bach | Hélène Grimaud


 

 

Juillet 1720 à Köthen : le Kapellmeister Jean-Sébastien Bach ― maître des chapelles à la cour du prince Léopold d’Anhalt-Köthen ― revient d’un voyage professionnel près de Dresde, heureux de retrouver femme et enfants, il rentre chez lui après deux mois d’absence.

Son épouse n’est pas là.
Au cours de sa longue absence, Maria Barbara Bach est morte — enterrée quelques jours plus tôt au cimetière de Köthen.

De chagrin, Johann Sebastian compose. Ce sera pour elle, et ce sera elle : la Chaconne pour violon seul.

De toutes les partitas, elle est la plus incandescente, ce qui fit dire à Johannes Brahms se confiant dans une lettre à Clara Schumann : « sur une portée, pour un petit instrument, cet homme a écrit tout un monde des pensées les plus profondes et des sentiments les plus forts. Si je pouvais imaginer que je puis créer, ou simplement concevoir une telle pièce, je suis assez certain que l’excès d’excitation et de bouleversement me conduirait à la folie.»

Sylvie-E. Saliceti

Il ne s’agit pas seulement de l’une des plus grandes pièces de musique jamais écrites, mais d’une des plus grandes créations de l’esprit humain. C’est une pièce spirituellement puissante, émotionnellement puissante, structurellement parfaite.

Joshua Bell

 

 

Partita en ré mineur pour violon seul – BWV 1004 – J.-S. Bach
Arrangements : Busoni
Interprétation : Hélène Grimaud

 

 

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