Henry David Thoreau par Thomas Hellman|L’oeil de la terre

 

Henry D. Thoreau ( USA 1817-1862)

 

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L’œil de la terre
Musique et adaptation du texte : Thomas Hellman
Extrait de « Walden », Henry D. Thoreau

Un lac est le trait le plus beau et le plus expressif d’un paysage. C’est l’œil de la terre, où le spectateur, en y plongeant le sien, sonde la profondeur de sa propre nature. Les arbres fluviatiles, voisins de la rive, sont les cils délicats qui le frangent, et les collines et rochers boisés qui l’entourent, sont le sourcil qui le surplombe. C’est l’œil de la terre, où le spectateur, en y plongeant le sien, sonde la profondeur de sa propre nature. Si je ne suis pas moi, qui le sera ?

Pour tout effacer j’avance | Roland Giguère par Thomas Hellman

Tout l’or des matins s’évapore
Arrive la saison des vents d’ombre
Où la nuit interminable hurle à la fenêtre
Je vois les champs renversés
Les champs inutiles où l’eau potable se gâte
Des yeux qui ont soif me dévorent
Et pour ne pas mourir dans l’ombre j’avance
Une lueur d’espoir
Sur le plus affreux carnage
J’avance sur parole
Les plus belles transparences
J’avance la dernière palme
Et un bras nu se lève
Comme une aurore promise

 

Pour tout effacer j’avance
Auteur : Roland Giguère
Compositeur, interprète : Thomas Hellman