Marie Étienne | Cantate

Marie Etienne

haute-lice

 

 

 

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Cantate

Musique en fête, en tête, en crête, en kiosque, en dents calquées sur les montagnes, en tournevis, en tour de roue, musique saoule sur les terrains poudreux, éclatée à dessein, flûtes en verve. Musique verte.
Et si c’était l’hostie, l’Iliade réinventée?
La chance à l’aise s’est posée. Je dis la chance pour ne pas dire l’amour, l’un traîne l’autre en écrasant les flaques de la rue.
Le ciel peut se décomposer, se dégrafer de son support venteux, la chance amour bien nommée centaurée, restaurée en pennon de violette sur le tympan du grand portail central, la neige donc est entrée dans la tour pour y danser en paradoxes et plumes de paon.
L’amour corail cantate Bach.

Et cependant.
Le beau retourne à sa fenêtre.Plus de poussée active, plus d’herbe en vrille plus de pain.
Le beau il a beau dire, échappé du terre-plein le beau il a beau faire, l’ennui cligne en douceur et cligne et pousse, la la do la la mi.
Salle des chants.Les poitrines se soulèvent. Kyrie. Voix des anges murés. Joie des murs qui regardent.

Marie Etienne, Haute Lice, Editions José Corti, 2011, pp 80/81.

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Une petite cantate
Barbara

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