luc lagarde touche étoile

 

Mais je n’avais pas vu le Bowie glam, incroyablement sensuel. Je n’ai pas vu non plus Bowie lorsque des années plus tard il se produisit à Broadway, dans le rôle d’Elephant Man. Le premier rendez-vous manqué me laisse inconsolable. Le second m’aurait dévoilé, si je m’étais rendu à New-York, la pure essence dramatique de Bowie tel qu’on doit le connaître et l’appréhender : hanté par le personnage du fou, du monstre asocial et du clown, du poète maudit, de l’homme déchu, en disgrâce ou en exil. Bowie qui changeait si souvent de personnage restera fidèle toute sa vie durant à ces créatures de l’ombre (…).

Il donne corps à des fantômes, à des êtres vulnérables, intenses — projetés on ne sait comment dans la nuit animale, et c’est ainsi que se conçoit la malédiction.
La vie de cet homme s’achève dans une comédie musicale, tout jeune homme il rêvait déjà de se lancer dans pareille entreprise. Lazarus, ce mot comme une énigme (…)

Luc Lagarde, Bowie, la touche étoile, Éditions du Canoë, 2020, pp.71/72/81.

Nature Boy
Auteur, compositeur : eden ahbez ( George McGrew)

Interprète : David Bowie

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